Pour moi, le plaisir physique ne représente qu’une infime partie de ce que m’apporte la soumission. Il est vrai qu’au début je m’en suis même fait des complexes, j’allais sur les différents blogs et sites consacrés au sujet et je lisais des récits de soumises qui mouillaient et jouissaient sous les différentes « tortures » infligées par leurs Maîtres. Je dois avouer que j’ai même essayé de pousser le mien dans cette voie-là, car je voulais égaler leurs performances ou ce que je prenais comme telles (j’en ai fait des provocations, et des fautes à cette période). Mais je ne comprenais par car je n’en retirais aucun plaisir physique, et encore moins cérébral car je mettais Maître Dephysios en colère et qu’il n’en retirait lui-même aucune satisfaction, juste du dépit et de la déception.
Nous avons tout mis à plat, car nous courions vers la catastrophe. En fait, je suis soumise mais pas masochiste voilà pourquoi je ne ressens aucun plaisir à la douleur, chez nous la cravache est uniquement une punition et n’est utilisée que dans ce cas là. Le plaisir physique je le ressens lorsque mon Maître me caresse, me prend, lors de nos rapports sexuels.
En définitive (pour le moment en tout cas) le plaisir que m’apporte la soumission est surtout cérébral. J’aime être à ses pieds, qu’il m’appelle sa chienne. Le fait d’être attachée, contrainte et dépendante de lui me transporte de bonheur. En fait être soumise me permet d’être ce que je n'étais pas dans ma vie d’avant : égoïste.
Je suis sous la protection de mon Maître, je suis son centre du monde (enfin un de ses centres du monde…), j’ai un besoin urgent de câlins, de tendresse, il me l’apporte immédiatement (enfin presque puisque je suis très demandeuse et qu’il faut aussi qu’il travaille). Il m’écoute, s’occupe de moi, me nourrit, me lave, me coiffe.
Je suis sa propriété exclusive, son bien le plus précieux, et à ce titre il prend le plus grand soin de moi. Pour quelqu’un comme moi, à qui personne n’a jamais vraiment porté attention (mon éducation m’a toujours inculqué qu’il ne faut pas penser à soi pour rendre les autres heureux), la soumission est la meilleure chose qui me soit arrivée.
Evidemment il y a le détail en plus qui induit tout cela : l’Amour. Lorsque je vois les expériences malheureuses que vivent de nombreuses soumises (et peut-être des soumis même si je n’ai jamais vu de témoignages en ce sens), je me dis que mon Maître et moi avons eu une sacrée chance, et cela sans jamais chercher.
Un petit coup de pouce du destin…
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