Dans le cadre d’une vie 24/7, on ne peut être dans un contexte BDSM pur permanent. L’essentiel du temps se passe en mode vanille avec du chocolat ci et là pour faire la différence. Mais même avec la meilleure volonté du monde, il y a fatalement le moment ou la routine nous fait perdre un peu le cap. C’est dans ces moments là que le dialogue permet de se ressaisir et d’éviter de s’enliser dans une monotonie vanille.
Ma chienne m’a fait une réflexion il y a quelques jours qui m’a fortement interpellé. Je voulais retourner dans la chambre pour me reposer et elle m’a demandé ce qu’elle devait faire, rester dans le bureau ou venir avec son ordinateur portable dans la chambre. Je lui ai répondu qu’elle n’avait qu’à faire comme elle voulait ça ne me gênait pas. Il est vrai que j’ai souvent tendance à laisser une certaine autonomie à ma soumise. Sa réponse fut tout ce qu’il a de plus claire. « Si j’ai choisi d’avoir un Maître, ce n’est pas pour faire comme je veux ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que sur ce point elle avait entièrement raison. Cette remarque m’a beaucoup fait réfléchir. Cela fait en effet un bon moment que je laisse ma chienne se gérer seule dans les actes quotidiens. Mais ce n’est manifestement pas ce qu’elle souhaite, ou du moins pas tout le temps.
D’un autre coté, il est clair que ce n’est pas à la soumise de décider ce que doit faire son Maître. Elle peut attirer son attention sur tel ou tel point qui lui pose problème mais pas plus. Par contre il est du devoir du Maître de savoir écouter sa soumise et lui permettre de s’épanouir sur le chemin qu’elle a choisi. Je ne peux donc faire la sourde oreille et continuer comme si de rien n’était. Mais j’ai hélas pris un mauvais pli que je vais devoir corriger au plus vite. Ca n’a rien d’insurmontable mais l’habitude est là. Maintenant, c’est à moi de me surveiller. Du reste, ma bestiole est du genre espiègle depuis quelques temps comme si elle faisait tout pour que je fasse une reprise en main vigoureuse histoire de bien montrer qui commande et qui subit. Pour être honnête, j’aime bien quand elle me cherche pour voir jusqu’où je vais tolérer son insolence. C’est un de nos jeux préférés.
Toujours est-il que cette anecdote m’a permis de constater qu’en BDSM, rien n’est acquis définitivement. Il faut savoir se remettre en cause de temps à autre et il faut aussi savoir réveiller l’autre lorsqu’il se laisse endormir par la routine de la vie de couple. Mais cela vaut aussi pour un couple vanille.
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