Le Maître, la Soumise et les Enfants.

Dans le cas d’une vie 24/7, il n’est pas rare que l’on soit dans le cadre d’une famille recomposée. Moi-même, je vis avec une soumise qui a déjà 2 enfants d’un précédent mariage. De ce fait, en plus de mon statut naturel de Maître, je dois aussi endosser celui de beau-père. Cela ne me dérange en aucune façon mais il semblerait que ce ne soit pas le cas de tout le monde. La soumise quant à elle doit assumer les fonctions de mère, de compagne et de soumise, vaste programme.
Dans une famille, qu’elle soit recomposée ou pas, quand le BDSM est instauré comme règle de vie fondamentale, il faut bien faire attention à éviter certains pièges, certaines dérives qui à terme ne pourront conduire le couple que vers un échec cuisant voir dramatique. Pour bien comprendre, il faut aborder le problème sous les trois angles principaux : le Maître, la soumise, les enfants.
Le Maître
Il est la réincarnation de Dieu au sein de la famille mais il n’est pas Dieu. Le pouvoir du Maître est grand mais pas infini et pas sans danger que ce soit pour le Maître ou pour les autres. Que cela lui plaise ou non, il ne peut se limiter au strict rôle du dominant BDSM. La raison en est simple. Il ne vit pas tout seul dans sa bulle. Il y a des enfants autour et il faut faire avec. En acceptant la soumise, il doit accepter les enfants avec. Cela vaut aussi pour un couple vanille. Les enfants ont des attentes, notamment en terme de représentant de l’autorité (le père) et de modèle viril. Le Maître doit donc assumer son rôle d’éducateur vanille, pour ses enfants mais aussi et surtout pour ceux de sa soumise. Limiter les rapports avec cette dernière uniquement au domaine BDSM serait donc totalement destructeur car cela renvoi une image du père totalement déformée aux enfants et une conception de la femme (et du respect auquel elle a droit) qui ne correspond pas à la réalité. Il est du devoir pour le Dominant de transmettre aux enfants les valeurs correctes afin que plus tard, ils puissent construire leur famille (vanille ou bdsm) sur de bonnes bases et non sur un rapport de force ou la femme n’a pas son mot à dire. Les religions font suffisamment de dégâts dans ce domaine sans qu’il soit nécessaire d’en ajouter encore une couche. Le Maître ne doit jamais perdre de vue qu’il doit rester un exemple, un idéal, une référence forte pour toute la famille, c'est-à-dire la soumise mais aussi les enfants.
La Mère, la femme et la soumise
Elle a de très loin le rôle le plus difficile. Elle doit conjuguer 3 fonctions qui ne sont pas forcément compatibles en être. En effet, comment être une mère aimante pour ses enfants et dans le même temps une chienne lubrique qui ne pense qu’à se faire mettre par tous les trous pour le plus grand plaisir de son Maître. Et je ne parle pas de la femme, qui veut simplement profiter de la vie, de ses ami(e)s, de son travail. Il est clair que faire les 3 à la fois n’est pas possible. Elle devra donc jongler en switchant de l’une à l’autre en fonction des circonstances. Vous me direz le Maître aussi mais pour lui c’est plus facile puisqu’il est en haut de la pyramide.
La Mère
Elle est celle qui protège, réconforte mais aussi transmet le bonheur. Une mère rayonnante est beaucoup plus sécurisante pour un enfant qu’une maman qui passe son temps à pleurer ou qui laisse apparaître une tristesse manifeste. En dehors des problèmes de la vie courante, le bonheur de la mère dépend en très grande partie de la capacité du Maître à savoir protéger et aimer sa soumise et de gérer les enfants de celle-ci de façon conviviale et apaisée.
La Femme
Il ne faut pas l’oublier. Elle veut vivre elle aussi. Elle veut sortir avec ses amies, entre nanas. Elle veut lire, aller au cinéma, faire pleins de choses, que ce soit seule ou avec d’autres, cela peut être les amies, frères, sœurs, collègues de travail, etc. Beaucoup de Maîtres la négligent et pourtant, sans la femme, il n’y aurait pas de soumise car la chienne n’est que la face cachée de la femme, celle qu’elle ne montre qu’à son Maître ou en la présence de ce dernier.
La Soumise
Trop souvent, le Maître ne s’intéresse qu’à elle oubliant les 2 autres facettes de la personne. Mais il faut bien comprendre qu’une femme et une mère malheureuses ne feront jamais une bonne soumise. La chienne ne sera bien dans sa tête que si la mère et la femme sont bien dans leurs têtes. A cette condition uniquement le Maître pourra profiter pleinement de son jouet.
Les enfants
Ils doivent faire l’objet de toutes les attentions et ce que l’on soit vanille ou BDSM. Dans ce dernier cas, la vigilance doit être encore plus forte car le pouvoir n’est plus réparti entre la mère et le père mais est entièrement détenu par le père. Il faut donc trouver les règles qui permettront d’appliquer la hiérarchie BDSM sans que cela choque les enfants. De plus, les couples BDSM ayant souvent des jouets et autres accessoires, il faut absolument les mettre en lieu sure pour qu’ils ne tombent pas dans des mains d’enfants (ou pire d’ados). Pour les enfants, le couple doit absolument avoir une apparence normale. Aucune déviation, quelle qu’elle soit ne doit transparaître. Il est évident que les traces de coups (ou autres sévices) ne doivent pas être visibles. Le respect entre les deux parents doit toujours est constant et réciproque car il en va de la construction mentale de l’enfant.
A suivre …
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