Voilà une question qui mérite d’être posée. En tout cas moi je me la suis posée il y a 3 ans quand ma soumise est venue vivre avec moi. Personnellement, je ne voyais pas l’intérêt d’un contrat mais Thysminia, elle y tenait énormément. Pour elle, c’était avant tout symbolique, une marque tangible de notre union. Le sujet ne fait pas l’unanimité dans le monde BDSM. Chacun voit en fait midi à sa porte pour toutes sortes de raisons. Le but de cet article n’est pas de faire le point des raisons qui pourrait vous inciter à faire ou ne pas faire un contrat. Mon objectif est simplement de vous expliquer pourquoi, nous, nous avons décidé d’en faire un et comment.
Comme je vous l’ai indiqué, c’est à l’initiative de Thysminia. Il faut dire qu’au tout début, je ne connaissais rien du BDSM, de ses rites, et mêmes de ses concepts fondamentaux. C’était surtout ma soumise qui en surfant sur le net depuis des années s’était construit son petit monde imaginaire où elle notait tout ce qu’elle aimerait faire si un jour elle pouvait avoir un Maître sans même penser que ce jour viendrait. Sur la liste, figurait en bonne place, le contrat.
Le premier que j’ai fait, partait sur la fameuse liste des 12 règles si répandue sur la toile. Ne connaissant vraiment rien du BDSM, j’ai essayé de faire comme les autres. Ce contrat fut un échec total. Il ne correspondait en rien à ce que moi je voulais vivre. Les mœurs du BDSM, personnellement je m’en foutais totalement, je voulais simplement être moi. De plus, à l’époque, Thysminia faisait un complexe sur sa capacité à encaisser les coups de cravaches. Elle voulait a tout prix se comparer aux soumises qui faisaient ça depuis des années et qui arrivaient à supporter 100 coups de cravache. Il a fallu très vite remettre les choses à plat et définir de nouvelles règles.
Le changement de cap a été radical. Dans un premier temps, il m’a fallu expliquer à ma chienne qu’une bonne soumise n’est pas celle qui encaisse 100 coups de cravache mais celle que l’on n’a pas besoin de punir parce qu’elle obéit d’elle-même naturellement. Ensuite, j’ai refait toutes les règles à mon goût en fonction de mes envies et en accord avec ma soumise. Pour être efficace, un contrat doit être approuvé par toutes les parties sans contrainte, ni menace d’aucune sorte. C’est ainsi que notre premier vrai contrat fut mis en place.
Mais comme vous le savez, la vie n’est pas figée. Elle est en constant changement et il faut savoir suivre le mouvement. C’est la raison pour laquelle notre contrat fait de temps en temps, l’objet de refonte pour tenir compte de notre propre évolution dans le monde BDSM. Certaines clauses disparaissent, d’autres apparaissent. Ainsi va la vie.
Mais la question n’est pas résolue : un contrat pourquoi faire ? Notre réponse est simple. Il fixe les règles de notre vie et permet à chacun de savoir ce qui est permis et ce qui ne l’ai pas. Ma chienne a besoin de se sentir encadrée pour évoluer et le contrat contribue à cet encadrement. Il lui fixe les bornes, il définit sa marge de manœuvre. Il lui permet de savoir jusqu’où elle peut aller. Il lui impose aussi des contraintes car elle a besoin de sentir l’autorité du Maître et cette autorité doit elle aussi être encadrée pour éviter les dérapages et les abus de toutes sortes.
Ces derniers mois, notre mode vie a subi de profonds changements et l’ancien contrat n’était plus adapté. Il a donc fait l’objet d’une refonte.
Mais il est clair que ce contrat n’a de valeur que pour nous. Il est la manifestation de nos besoins, nos envies. Il ne peut en aucun cas servir de modèle pour un autre couple. Chaque couple doit se construire ses propres règles, définir son propre contrat.
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