Cet article m’est inspiré par la lecture de deux blogs. Dans l’un d’eux, une soumise fait la liste de tout ce qu’elle n’aime pas et ne veut pas faire. Dans l’autre, une autre soumise qui ne comprend qu’une soumise puisse ainsi imposer au Maître ses propres limites. Personnellement, je trouve cela très intéressant car en fait, selon moi, aucune des deux n’a entièrement tord ou raison. Mais je pencherai quand même du coté de la seconde soumise en lui donnant un avantage de 2/3 et 1/3 pour la première.
Pour ma part, il y a des limites de fait car elles sont imposées par les lois du pays ou l’on vit. Il ne serait donc être question qu’un Maître lève la main sur l’enfant d’une soumise et s’en serve comme jouet sexuel. Cela relève de la pédophilie qui est un délit dans la quasi-totalité des pays. Il y a aussi des limites de bon sens qui consistent à ne pas mettre en péril la vie ou la santé de sa soumise. Battre sa soumise à mort n’est pas acceptable. Cela est aussi puni par la loi s’il y a blessures graves voir décès. Certains jeux de strangulation peuvent être dangereux. Ils ne sont pas interdits mais il est clair qu’on ne joue pas à ces jeux là avec une soumise qui a des difficultés respiratoires connues. Si elle ne se déplace jamais sans sa ventoline, c’est qu’il y a danger à essayer de faire semblant de l’étrangler. Combien d’adolescents sont morts dans les cours de récréation avec le jeu du foulard ? Certaines faiblesses du corps ne sont pas visibles de l’extérieur et quand elles le deviennent, il est souvent trop tard.
Sorti de ces considérations, ou doivent être les limites ? La question doit être clairement posée. En ce qui me concerne, les limites sont définies par le Maître. Mais ce dernier ne tient pas uniquement compte de ses envies ou pulsions. Il doit aussi prendre en considération les souhaits, craintes, angoisses de sa soumise. Le but du « jeu » étant justement de permettre à sa chienne de progresser en allant au delà de ses peurs, de ses angoisses, de ses propres limites. Se borner dès le départ aux limites fixées par la soumise bride d’office l’évolution de cette dernière. Les limites doivent donc par principe être au dessus de ce que la soumise pense pouvoir faire.
Les 4/5 des pratiques que ma soumise accepte aujourd’hui naturellement lui semblaient totalement inacceptables avant de venir vivre avec moi. Mais elle a énormément progressé. Il faut dire que notre relation repose sur des principes forts :
- Le respect : même un soumise y a droit. Elle est soumise certes, mais elle n’en est pas moins un être humain et donc de ce fait, elle a droit à un minimum de respect et de considération
- Le dialogue : il doit être permanent, sans tabou, sans crainte
- La confiance : elle doit être sans faille dans un sens comme dans l’autre. Ce contexte ne peut s’établir que par le dialogue et le respect
- L’amour : Il est la clef de voute de toute la relation. Il permet à la soumise de déplacer des montages pour plaire à son Maître et ainsi progresser sur le chemin de la soumission.
En conclusion, je dirais que les limites doivent être définies par la Maître une fois que celui-ci a acquis une bonne connaissance de sa chienne, par le dialogue, l’écoute, la compréhension de l’autre. Le Maître est pleinement responsable de sa soumise et ne doit donc pas se lancer dans des pratiques s’il n’en a pas une parfaite maîtrise, surtout quand il s’agit de pratiques à risques. Au final, il ne faut pas oublier que si la soumise ne sent pas heureuse avec son Maître, elle a toujours la possibilité de rendre son collier et de repartir en quête d’un nouveau Maître, plus à l’écoute, plus réactif.