Qu’est donc la part de l’ombre ? Certes, les esprits moqueurs et bassement terre à terre me feront remarquer qu’il s’agit du titre de ce site. Bon d’accord, mais à part ce détail, la question mérite absolument d’être posée. La part de l’ombre, c’est ce coté obscur qui sommeille en chacun de nous, tel un petit diable, toujours prêt à semer le doute dans notre esprit. C’est ce coté obscur que redoute tant les chevaliers Jedi. Il est là, toujours présent, toujours prompt à nous faire commettre les pires folies, à nous faire prendre des risques parfois irraisonnés. La part de l’ombre, c’est cette part de nous, dont nous n’avons pas forcément conscience mais qui fait partie intégrante de notre vie. Ce blog s’appelle la part de l’ombre car, le BDSM constitue une grande partie de notre part d’ombre à tous les 2 : Thysminia et moi.
Durant des années, j’avais des envies, des pulsions très nettes. Je me sentais une âme de Dominant. Mais tout cela était uniquement dans ma tête. Ça ne dépassait pas le stade du fantasme. Je ne connaissais pas le BDSM et j’avoue que l’idée d’aller sur internet voir s’il y avait des gens ayant les mêmes désirs que moi ne m’a jamais traversé l’esprit. Pourtant, internet j’y étais tous les jours. C’est dire à quel point cette idée me semblait strictement personnelle. Fantasmer et essayer de réaliser ce fantasme sont deux choses très différentes. Beaucoup de gens en restent à la première phase. Le passage à l’acte prend du temps.
La part de l’ombre n’est pas forcément quelque chose de négatif. Elle peut être positive à condition d’en garder le contrôle. C’est là que les choses se compliquent. Car pour contrôler sa part d’ombre, il faut se lancer dans un processus d’introspection honnête. Il faut aller chercher dans les recoins de son âme, le pourquoi du comment. Il ne faut pas avoir peur de poser les questions qui fâchent, les questions que l’on refuse de se poser parce qu’elles nous gênent. Cette démarche peut s’avérer très douloureuse psychologiquement mais est indispensable si on veut bien comprendre pourquoi on est un Maître ou pourquoi on est une soumise. On ne peut vivre pleinement son BDSM que si l’on se connait soi même. Vous remarquerez au passage que j’ai dit vivre son BDSM. Car il n’y a pas un BDSM unique applicable à tout le monde sans exception, mais il y a autant de BDSM que d’individus. Chaque personne est unique et a un vécu qui lui est propre. Chaque personne a une part d’ombre intrinsèque. Les besoins seront donc spécifiques. C’est la raison pour laquelle, il est impératif de bien se connaître pour savoir quel type de relation on veut établir. Ne pas tenir compte de sa part d’ombre peut s’avérer extrêmement dévastateur voir fatal.
Beaucoup de personnes se lancent dans le BDSM sans vraiment savoir ce qu’ils veulent et surtout qui ils sont. Ils se laissent alors facilement éblouir par les lumières radieuses des pseudos-maîtres et autres malades mentaux qui sévissent dans ce monde. On y retrouve ces fameuses douze règles de soumission qui ne sont en fait qu’un argument massue utilisé par certains hommes afin d'assouvir leurs fantasmes en dehors de tout contrôle. Les femmes deviennent alors des proies uniquement destinées à servir de souffre-douleur et d’exutoire à des malades qui seraient plus à leur place dans un hôpital qu’ailleurs.
Vivre son BDSM est une quête de tous les jours. Mais avant même de partir, il faut toujours se demander la raison véritable de la quête. Pourquoi est-elle si importante ? Pourquoi doit-elle être faite à tout pris ?
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