|
Ce qui vous lisez ici n'a pour but que de vous faire partager notre vie BDSM. Il est important de bien comprendre que c'est à chacun de se construire ses propres principes, quitte à s'inspirer un peu de ceux des autres. C'est ainsi que nous avons procédé au début et petit à petit, nous avons fait évoluer ces règles, nous en avons crées des nouvelles pour répondre à des besoins ponctuels et nous en avons supprimés d'autres qui n'étaient plus d'actualité.
Nous vous souhaitons une bonne lecture BDSM ... |
|
Maintenant, il faut bien faire la part des choses. Vous avez des Maîtresses qui s’investissent dans leur fonction et qui donnent quelque chose en retour, une présence, une domination, un encadrement. Que ces Domina en tire un profit financier important, je suis tout à fait d’accord. Elles font payer leur savoir faire, leur prestation même si à la base, le soumis lui n’attend rien en retour.
Cela peut sembler difficile à croire, même pour un membre de la famille BDSM mais pour un esclave financier, donner de l’argent à une Maîtresse toute puissante et satisfaire ses moindres désirs génère un plaisir « sexuel » intense. Il ne faut pas perdre de vu que la D/s n’est rien d’autre à la base qu’un échange consenti de pouvoir. Hors l’argent est une des formes de pouvoir la plus puissante. Il est donc normal qu’on le retrouve à la sauce BDSM. Lors du recrutement de l’esclave, les règles du jeu sont souvent clairement définies. Il ne peut y avoir tromperie car le message ne laisse aucun doute sur l’aspect vénal et à sens unique de la démarche. Le soumis, réduit au statut de sous-merde n’est là que pour payer le train de vie de sa Maîtresse sans aucun geste en retour de la part de la Dame. Il faut préciser aussi que cette pratique se place entre Un soumis et Une Maîtresse. Je n’ai pas trouvé sur le net de cas inverse entre une soumise et Un Dominant, mais je suppose que cela doit surement exister.
Le statut de soumise est surtout rempli d’obligations. Pourtant, contrairement à ce que certains maîtres (notez la minuscule) voudraient faire croire, les soumises n’ont pas que des devoirs. Elles ont aussi droit au respect, à la protection de leur Maître. Il est également un droit auquel elles ne doivent surtout pas renoncer, c’est le droit à l’écoute. Toute soumise a le droit de dire à son Maître ce qu’elle ressent, ce qui lui plait, lui fait peur ou ce qu’elle ne comprend pas.Beaucoup de Maître considèrent que leur chienne est juste là pour satisfaire leurs désirs (ou névroses) et puis c’est tout. Mais cette vision des choses n’a rien à voir avec le BDSM tel que je le conçois. Certes, chacun peut et doit même se faire sa propre version du BDSM mais cela ne peut se faire au détriment d’un des deux partis. Chacun doit y trouver son compte pour que la relation dure et s’épanouisse. Le dialogue est un aspect de la relation qui est déterminant. Il permet en effet de clarifier les choses, de les expliquer afin de dissiper tout malentendu. Ne dit-on pas que de la discussion jaillit la lumière ? Pouvoir parler de son ressenti est une nécessité absolue pour un couple, qu’il soit vanille ou chocolat. Dans le cas d’une soumise, c’est encore plus vrai car sa vie est toute entière entre les mains de son Maître.
Un soumise m’a demandé il y a peu pourquoi ma chienne devait me demander la permission pour faire ses besoins. Il est vrai que pour quelqu’un de normal, la question est très pertinente. Pour une personne comme moi, sadique, perverse et pygmalion, cette contrainte est tout ce qu’il y a de plus évidente. Je vous vois déjà vous agiter dans tous les sens en vous demandant ce qu’il peut bien y avoir de normal à vouloir donner la permission d’aller faire pipi ou caca. La réponse est simple, c’est dans mon forfait, celui du Maître !Revenons à ma chienne. C’est un animal de compagnie. Il doit être dressé en fonction des goûts du Maître. Il doit être capable d’obéir au doit et l’œil. Mais cela va bien plus loin. Ma chienne est aussi un être humain qui de sa propre volonté à décider de me donner les pleins pouvoirs sur elle. Elle est ma chose, mon bien, mon précieux. Elle renonce à tout pour moi. A tout, cela veut dire aussi à son intimité. Elle ne doit plus en avoir pour moi. Je dois être capable de la regarder dans n’importe quelles circonstances, que ce soit en train de dormir, de manger, de chanter, mais aussi de faire pipi ou caca. Dans le contrat de vie qui nous lie tous les deux, il est clairement écrit qu’elle doit me demander la permission de faire ses besoins. C’est pour bien lui faire comprendre qu’elle est toute entière sous mon emprise et qu’elle ne peut rien décider sans moi, même des choses aussi anodines que de satisfaire ses besoins naturels. Le but n’est pas de l’empêcher de le faire, mais de lui imposer la façon de le faire. En qualité de Maître, je peux donc parfaitement lui dire oui et la laisser aller aux toilettes. Mais je peux aussi lui demander de faire pipi dans la baignoire, sur le balcon. Je peux aussi lui demander de faire dans sa culotte. C’est très humiliant pour une femme de faire pipi sur elle devant quelqu’un même s’il s’agit de son Maître. C’est aussi dans de telles circonstances que l’autorité se manifeste de façon criante et je dirais aussi très humide. Je peux tout aussi bien lui demander de faire caca à quatre pattes comme une chienne et la regarder pendant que les excréments sortent de son trou de bal. Dans ces moments là, elle comprend alors qui est son Maître, elle prend conscience de son statut de soumise et réalise qu’elle ne peut rien me cacher, rien me dissimuler. Je dois tout savoir d’elle, tant au niveau de son esprit que de son corps.
Pour ma part, il y a des limites de fait car elles sont imposées par les lois du pays ou l’on vit. Il ne serait donc être question qu’un Maître lève la main sur l’enfant d’une soumise et s’en serve comme jouet sexuel. Cela relève de la pédophilie qui est un délit dans la quasi-totalité des pays. Il y a aussi des limites de bon sens qui consistent à ne pas mettre en péril la vie ou la santé de sa soumise. Battre sa soumise à mort n’est pas acceptable. Cela est aussi puni par la loi s’il y a blessures graves voir décès. Certains jeux de strangulation peuvent être dangereux. Ils ne sont pas interdits mais il est clair qu’on ne joue pas à ces jeux là avec une soumise qui a des difficultés respiratoires connues. Si elle ne se déplace jamais sans sa ventoline, c’est qu’il y a danger à essayer de faire semblant de l’étrangler. Combien d’adolescents sont morts dans les cours de récréation avec le jeu du foulard ? Certaines faiblesses du corps ne sont pas visibles de l’extérieur et quand elles le deviennent, il est souvent trop tard.
Je déteste le mensonge. Je considère cela comme une trahison. Je n'aimerai pas que l'on me poignarde dans le dos de la sorte alors je m'abstiens de le faire aux autres. La confiance est un concept sur lequel je ne peux avoir la moindre ambigüité. Elle doit être totale ou ne pas être. J'essaie de me mettre à la place de l'autre. Quelle pourrait être sa réaction s'il venait à découvrir la vérité. Pour ma part, elle serait très violente. Mon dégout serait absolu. Certains me trouveront sans doute excessif mais je suis ainsi. Comment pourrais-je continuer à vivre avec une personne capable de me mentir de la sorte. Seule une rupture totale et définitive pourrait m'éviter de sombrer dans une destruction totale. Il me serait également impossible de pardonner. Certaines blessures ne peuvent faire l'objet de pardon si ce n'est une fois dans la tombe.
|





Le statut de soumise est surtout rempli d’obligations. Pourtant, contrairement à ce que certains maîtres (notez la minuscule) voudraient faire croire, les soumises n’ont pas que des devoirs. Elles ont aussi droit au respect, à la protection de leur Maître. Il est également un droit auquel elles ne doivent surtout pas renoncer, c’est le droit à l’écoute. Toute soumise a le droit de dire à son Maître ce qu’elle ressent, ce qui lui plait, lui fait peur ou ce qu’elle ne comprend pas.
Un soumise m’a demandé il y a peu pourquoi ma chienne devait me demander la permission pour faire ses besoins. Il est vrai que pour quelqu’un de normal, la question est très pertinente. Pour une personne comme moi, sadique, perverse et pygmalion, cette contrainte est tout ce qu’il y a de plus évidente. Je vous vois déjà vous agiter dans tous les sens en vous demandant ce qu’il peut bien y avoir de normal à vouloir donner la permission d’aller faire pipi ou caca. La réponse est simple, c’est dans mon forfait, celui du Maître !
Cet article m’est inspiré par la lecture de deux blogs. Dans l’un d’eux, une soumise fait la liste de tout ce qu’elle n’aime pas et ne veut pas faire. Dans l’autre, une autre soumise qui ne comprend qu’une soumise puisse ainsi imposer au Maître ses propres limites. Personnellement, je trouve cela très intéressant car en fait, selon moi, aucune des deux n’a entièrement tord ou raison. Mais je pencherai quand même du coté de la seconde soumise en lui donnant un avantage de 2/3 et 1/3 pour la première.
Beaucoup de personnes mariées (hommes et femmes) mènent une double vie. D'un coté, une vie vanille, sans histoire, et de l'autre, une vie BDSM intense, mais avec un autre partenaire. Je ne chercherai pas à juger ces personnes. Elles ont sans doute leurs raisons. Le propos de ce texte, est plutôt de dire pourquoi moi, je ne pourrais pas vivre ainsi. 








